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21 mai 2012

36 rue Amelot, un réseau clandestin pendant la guerre

"Jules Jacoubovitch, un des fondateurs du Comité Amelot, a eu la chance d'échapper à la mort. En 1948, pour que tout ce que ses compagnons ont accomplis ne tombe pas dans l'oubli, pour témoigner de leur combat courageux, il a écrit un livre témoignage, 
base de cette exposition.
C'est grâce à l'opiniatreté de sa fille Gabrielle Jacoubovitch-Bouhana que cette exposition 
a pu voir le jour. C'est un hommage aux disparus en même temps qu'aux survivants. 
Mais cette exposition espère surtout attirer, au delà du public averti, le grand public 
et parmi eux les enfants pour qui un petit livret-mémoire a été conçu.

Organisée par le Centre Medem, elle a reçu le soutien de nombreuses organisations, 
entre autres la Fondation pour la mémoire de la Shoah, le F.S.J.U., de l'Ose et de personnalités comme Serge Klarsfeld, 
Claude Bochurberg, Henri Bulawko..."

Voir le site. 
Si vous êtes intéressés pour faire venir l'exposition dans vos lieux, 
merci de contacter Madame Jacoubovitch-Bouhana (gabyb@orange.fr)

affiche de l'exposition
extrait de l'exposition
extrait de l'exposition
extrait de l'exposition

6 nov. 2011

"L'enfer de Gurs" / Arte Histoire

A découvrir sur Arte Histoire, une série d'aquarelles de Julius C. Turner : "Männer im Morgenrot vor dem Stacheldrahtzaun" et de documents commentés.

Des milliers de juifs d’Allemagne et d’autres pays européens furent internés en France, sous le régime du maréchal Pétain, avant d’être livrés aux nazis. Leurs conditions de vie dans les camps français, et notamment à Gurs dans les Basses-Pyrénées (actuelles Pyrénées-Atlantiques), étaient totalement indignes.
En commémoration de la déportation à Gurs de plus de 7 000 juifs d’Allemagne du Sud, il y a 71 ans, une documentation photos assortie de témoignages et d’aquarelles raconte la vie quotidienne dans le camp. 


Lettre du camp de Gurs

Lettre à découvrir sur Arte Histoire, une série d'aquarelles de Julius C. Turner : "Männer im Morgenrot vor dem Stacheldrahtzaun" et de documents commentés.

 « Camp de Gurs, Basses Pyrénées, Ilôt 16, Baraque 6

Vendredi 25 octobre
Mes chers !

Puisque ce jour est férié pour nous aussi, j’en profite pour vous écrire et vous dire qu’après un voyage de trois jours et trois nuits, nous sommes arrivées hier avec beaucoup d’autres personnes. Maman va bien pour l’instant et nous ne désirons qu’une seule chose : venir vous rejoindre. Nous avons rencontré par hasard Rosy Adler. Elle prend grand soin de nous et partage non seulement son pain mais aussi ses sabots avec nous, car nous pouvons à peine marcher avec nos chaussures sur le sol boueux. Il pleut beaucoup et il fait bien froid. Rosy nous a même donné un bout de sa couverture pour que nous nous sentions un peu mieux.
D’ici, je ne peux rien faire concernant notre émigration…
Ce qui compte pour l’instant, c’est que vous vous occupiez de trouver les documents qui prouvent que nous avons une caution et un droit de passage. Dans la précipitation, j’ai juste pris notre numéro de quota. Je n’ai pas encore reçu la valise dans laquelle j’avais mis le minimum vital ainsi que quelques vêtements. J’espère qu’elle n’est pas perdue. Je ne sais pas encore quand je pourrai vous écrire à nouveau. Je dois faire extrêmement attention à mes dépenses pour pouvoir acheter à manger à maman. C’est une chance qu’elle ait encore des somnifères sur elle. Une détenue de notre baraque a reçu aujourd’hui un colis de Suisse avec du chocolat, du lait, des saucisses, etc. Une autre femme de chez nous a reçu quelques dollars des Etats-Unis, par l’intermédiaire de l’agence American Express de Marseille, me semble-t-il, ou d’une autre ville. Si je ne reçois pas notre valise, j’aurai perdu toutes les adresses de nos proches. Peut-être pourriez-vous écrire à ceux qui vivent en Suisse ? C’est déjà le sabbat et maman me dit de vous embrasser de sa part.

Adieu, mes chers !
Else »

Jusqu’au 22 octobre 1940, Else Blach était directrice d’une école maternelle juive à Mannheim. Elle fut déportée à Gurs avec sa mère Johanna, ancienne cantatrice à l’opéra de Mannheim, et écrivit dès son arrivée une lettre à des proches aux Etats-Unis.

2 nov. 2011

Echange épistolaire / La petite fille du Vel' d'Hiv'

Toulouse, le 11 août 1944.
Lettre de Manek à Henri, Jean et Michel.

Echange épistolaire / La petite fille du Vel' d'Hiv'

Le 30 novembre 1942, Manek vient d'apprendre par un courrier d'Henri que les frères et soeur sont enfin réunis et demandes des nouvelles de Rachel.
"je voudrais bien savoir ce qu'Anette t'a raconté de notre chère Maman".

Echange épistolaire / La petite fille du Vel' d'Hiv'

Le 8 novembre, Manek annonce à Henri et Jean qu'il a retrouvé la trace d'Anette et Michel : ils sont à l'asile Lamarck.

Echange épistolaire / La petite fille du Vel' d'Hiv'

Echange épistolaire / La petite fille du Vel' d'Hiv'.


Le 28 juillet 1942, Manek qui vient de retrouver la trace de Rachel, Anette et Michel à Beaune-la-Rolande, en informe Henri et Jean.
Ne sachant pas écrire le français, il dicte sa lettre à Mme Fossié, la concierge chez qui il est caché.

Fiche d'internement, 1942

Fiche d'internement d'Annette Muller.
Pour voir un résumé du livre La petite fille du Vel' d'Hiv', d'où est extrait ce document, cliquez ICI.

Fiche d'arrestation, 1942

Fiche d'arrestation de Rachel Muller.
Pour voir un résumé du livre La petite fille du Vel' d'Hiv', d'où est extrait ce document, cliquez ICI.


Plan du camp de Beaune-la-Rolande

Après septembre 1942.